Finance
๐๐๐๐ง-๐๐ฎ๐ ๐๐ฬ๐ฅ๐๐ง๐๐ก๐จ๐ง ๐ฉ๐ซ๐จ๐ฉ๐จ๐ฌ๐ ๐'๐๐ง๐ง๐ฎ๐ฅ๐๐ซ ๐ฎ๐ง๐ ๐ฉ๐๐ซ๐ญ๐ข๐ ๐๐ ๐ฅ๐ ๐๐๐ญ๐ญ๐ ๐ฉ๐ฎ๐๐ฅ๐ข๐ช๐ฎ๐ ๐๐ซ๐๐ง๐ฬง๐๐ข๐ฌ๐. ๐๐จ๐ง๐ง๐ ๐จ๐ฎ ๐ฆ๐๐ฎ๐ฏ๐๐ข๐ฌ๐ ๐ข๐๐ฬ๐ ?
๐๐๐๐ง-๐๐ฎ๐ ๐๐ฬ๐ฅ๐๐ง๐๐ก๐จ๐ง ๐ฉ๐ซ๐จ๐ฉ๐จ๐ฌ๐ ๐'๐๐ง๐ง๐ฎ๐ฅ๐๐ซ ๐ฎ๐ง๐ ๐ฉ๐๐ซ๐ญ๐ข๐ ๐๐ ๐ฅ๐ ๐๐๐ญ๐ญ๐ ๐ฉ๐ฎ๐๐ฅ๐ข๐ช๐ฎ๐ ๐๐ซ๐๐ง๐ฬง๐๐ข๐ฌ๐ (๐๐ง๐ฏ๐ข๐ซ๐จ๐ง ๐๐% ๐๐ฬ๐ญ๐๐ง๐ฎ๐ฌ ๐ฉ๐๐ซ ๐ฅ๐ ๐๐๐ง๐ช๐ฎ๐ ๐๐ ๐
๐ซ๐๐ง๐๐). ๐๐จ๐ง๐ง๐ ๐จ๐ฎ ๐ฆ๐๐ฎ๐ฏ๐๐ข๐ฌ๐ ๐ข๐๐ฬ๐ ?
ยซ Tout ce qui est simple est faux et tout ce qui ne lโest pas est inutilisableยป, disait Paul Valรฉry.
Nous allons essayer de dโexpliquer ce sujet qui nโest pas du tout simple .
Il est vrai que la dette franรงaise atteint des proportions inquiรฉtantes et que le service de la dette (les intรฉrรชts ร payer) rรฉduit les marges de manลuvre de l'รtat quant ร sa politique budgรฉtaire (arbitrage entre recettes et dรฉpenses). Et c'est lร que la proposition de Mรฉlenchon a le mรฉrite d'รชtre discutรฉe.
ร mon humble avis, รฉponger la dette est une chose techniquement possible. Il faudra pour cela s'intรฉresser aux mรฉcanismes de la crรฉation monรฉtaire. D'emblรฉe, il faut prรฉciser que la Banque centrale achรจte la dette franรงaise sur le marchรฉ secondaire et que, pour ce faire, elle crรฉe de la monnaie ร partir de zรฉro (crรฉation ex nihilo). Ce n'est pas de l'argent dont elle disposait dans ses caisses : elle fait tourner la planche ร billets. Puis, dans l'opรฉration, l'รtat emprunteur va devoir rembourser (le principal) et payer des intรฉrรชts (service de la dette) ร la banque centrale. Retenons cette information.
L'รtat รฉtant ร la fois actionnaire de la banque centrale et dรฉbiteur, il paiera les intรฉrรชts mais percevra ร son tour ces intรฉrรชts payรฉs, sous forme de dividendes. Ce qui signifie que lorsque la banque centrale prรฉlรจve des intรฉrรชts sur la dette, elle va devoir en redistribuer une partie ร l'รtat en tant qu'actionnaire. รponger la dette serait alors une opรฉration ร somme nulle. Conclusion : c'est techniquement faisable.
Deux rรฉserves cependant. Ce retour n'est ni total ni garanti : depuis 2022, la Banque de France ne verse plus de dividende ร l'รtat, car la remontรฉe des taux lui coรปte plus cher que ne lui rapportent les titres achetรฉs avant. L'รtat paie donc les intรฉrรชts sans toucher la contrepartie.
Cependant, pourquoi ne sommes-nous pas prรชts ร le faire ?
Je pense que la principale raison (pour les opposants ร Mรฉlenchon) est le risque de rรฉputation.
รponger la dette entamerait la qualitรฉ de signature de la France et rรฉduirait ses possibilitรฉs futures de s'endetter sur les marchรฉs. Les prรชteurs, effrayรฉs, auraient moins confiance en la signature de la France et fuiraient la dette franรงaise ou, dans le pire des cas, prรชteraient ร des taux beaucoup plus รฉlevรฉs. Ce qui, si cela se rรฉalisait, affaiblirait la France et son modรจle social.
Je ne saurais dire si ce scรฉnario est plausible ; en revanche, je pense que les investisseurs savent analyser et que la France a des atouts ร faire valoir. Lui tourner le dos est peu probable. Mais toujours est-il que, dans cet environnement d'incertitude, la prudence s'impose.
Recevez nos analyses
Une lettre mensuelle sur la gestion financiรจre et le dรฉveloppement des entreprises de l'ocรฉan Indien.